Réforme des rémunérations – à qui profite le crime et jusqu’à quand laisserons nous faire?

Nombreux sont aujourd’hui les sujets de destruction massive de l’ASECNA : laisser-aller total de l’exploitation, gabegie de la RH avec la nomination des très inutiles RO/RC, explosion du cadre de rémunération, PGI, arrêté des comptes,… la liste est très longue et jusqu’à quand la laisserons nous s’allonger?

Certains semblent réagir, cela ira t’il dans le bon sens pour notre ASECNA qui coule sous nos regards désespérés. Le débat est ouvert…

Communiqué des travailleurs sénégalais de

la Représentation et du Siège de l’ASECNA

 

Suite à l’assemblée générale du 22 Octobre 2013 et après une large concertation avec les camarades de la Représentation du Sénégal sur le projet de système de rémunération, les travailleurs sénégalais de l’ASECNA,

 

  • Vu la nébuleuse qui a prévalu durant toute l’étude sur le nouveau système de rémunération,

 

  • Vu la gestion exclusive de ce projet de système de rémunération,

 

  • Vu le caractère discriminatoire et dévastateur de ce système,

 

Dénoncent la procédure opaque ayant abouti à ce projet de système de rémunération,

 

Instruisent les membres de l’OCCN à rejeter en bloc ce projet en son état actuel,

 

Exigent de l’Administration qu’une procédure de négociation transparente soit entamée sans délai avec tous les Représentants des travailleurs,

 

N’AUTORISENT AUCUN DE SES REPRESENTANTS AVALIDER CE PROJET.

 

Les travailleurs sénégalais, à l’unanimité, rejettent ce projet injuste et irréaliste et dénoncent vigoureusement cette forfaiture au profit de certaines catégories minoritaires de travailleurs.

 

 

CAMARADES TRAVAILLEURS RESTONS MOBILIISER ET VIGILANTS

 

LA LUTTE CONTINUE

 

 

Ont signé:

SATAS ; SNTAC/CNTS ; SYDCAS ; SACS ; SNTAC /CDSL ; SNEAS ; APCCAS ; ASTIMA ; ASATEL

 

 

Ampliation:

-Ministre de Tutelle

-Directeur Général de l’ASECNA

-Directeur Général ANACIM

-OCCN

Nouvelle police d’assurance et PGI, deux exemples édifiants sur la gestion qui prévaut à l’ASECNA depuis janvier 2011

Un extrait très instructif du discours que le représentant en chef des travailleurs a tenu à l’ouverture des travaux de l’OCCN le 13 juin 2012…

Permettez-moi, Monsieur le Directeur Général de m’appesantir particulièrement sur deux points: il s’agit de la nouvelle police Vanbréda et de la mise en oeuvre du PGI.

Pour ce qui est de la nouvelle police d’assurance, les travailleurs, à travers une représentation du BCRT ont pris part à l’ensemble du processus de désignation du nouvel assureur.

Ce qui nous permet de soutenir que le choix de Vanbréda s’est effectué dans la plus grande transparence conformément aux procédures régissant les marchés de l’Agence.

Cependant, il y a lieu de noter que la procédure d’adoption des termes de références (TDR) devant conduire à l’avis d’appel d’offres a connu des dysfonctionnements qui induisent de nos jours quelques difficultés dans l’exécution de la police.

Ces dysfonctionnements sont essentiellement dus au délai très bref donné aux structures de l’Agence pour amender les TDR, ce qui n’a pas permis de prendre en compte un certain nombre de préoccupations notées par les comités de suivi des assurances des différentes Représentations de l’Agence. La réunion de l’OCCN nous donne l’opportunité de relever ces insuffisances pour permettre la correction des procédures en vue d’une meilleure prise en charge sociale de l’ensemble du personnel.

Il est déterminant de noter que le retard mis par l’Administration pour la finalisation et la signature du contrat d’assurance avec Vanbréda a été préjudiciable à un meilleur démarrage de ladite police. Il y a donc lieu que tout soit mis en oeuvre par l’Administration et Vanbréda pour étoffer le réseau des prestataires et communiquer notamment sur les procédures de prise en charge et d’évacuation sanitaire.

Concernant le PGI, Monsieur le Directeur Général, nous sommes au regret de vous dire, comme nous vous l’avions notifié lors de notre réunion du 23 avril 2012 ici même au Siège de l’Agence, que l’ensemble du personnel est franchement déçu de sa mise en oeuvre depuis le 1er janvier 2012.

En effet, comment comprendre que ce progiciel, qui était supposé rendre plus « soft » la gestion administrative, financière et comptable de notre Agence, devienne un frein au développement de notre institution, mettant à mal son image de marque vis-à-vis de l’extérieur et entraînant le désarroi du personnel, obligé de s’endetter auprès de tiers pour faire face aux fins de mois incertains !

Malgré tout, le personnel de notre Agence a géré et continue de gérer cette situation à la fois difficile et incompréhensible, dans la dignité et dans un esprit empreint de maturité et de responsabilité afin de ne pas mettre l’Agence dans d’autres difficultés. C’est ce qui justifie que cette situation soit gérée jusque-là en interne et ne fait pas, pour l’instant, l’objet d’un conflit social ouvert.

Mais, trop c’est trop ! Il faut qu’au sortir de cette réunion, une solution acceptable et définitive soit trouvée au fléau PGI, afin d’éviter de transformer le conflit larvé qui couve en un conflit ouvert, toute chose qui n’arrangerait personne.

Pour finir sur ce dossier brûlant et pour rappel, je vous donne lecture in extenso des conclusions de la réunion de l’OCCN 2010 tenue à Lomé en novembre 2010 :

« Une présentation sur l’état d’avancement de l’installation du progiciel de gestion intégrée (PGI) a été faite à la réunion par Monsieur Wilfrid Alonado Adissin, Chef du Département Informatique de la Direction Technique. L’OCCN en a pris acte et recommande une large implication des utilisateurs en Représentation pendant la phase de conception, ainsi que l’accélération de la mise en place du projet qui permettra d’avoir une meilleure lisibilité sur la gestion des ressources de l’Agence. » Fin de citation.

Nous savions que la mise à l’écart des utilisateurs à la base pendant la phase de conception notamment causerait d’énormes torts au projet, ce qui n’a pas manqué de survenir ! Il est clair que si les recommandations que nous avions eu l’avantage de formuler jadis avaient été suivies, cette attention nous aurait épargné des désagréments de la situation actuelle. […]

Et si nous parlions du PGI ? ce sujet tabou à l’ASECNA

Un article est paru sur ce sujet sur rewmi (http://www.rewmi.com/L-Asecna-plongee-dans-une-impasse-Un-logiciel-de-4-milliards-seme-la-panique-chez-les-employes_a60735.html) ; il est certes mal écrit et confus mais il a au moins le mérite de poser le problème qui semble être évité par les dirigeants de l’ASECNA : inconscience? incompétence? malhonnêteté?
Qu’est ce que ça cache?

L’Asecna plongée dans une impasse Un logiciel de 4 milliards sème la panique chez les employés
A l’Asecna, les salaires sont d’habitude payés, vers le 20 de chaque mois. Mais, depuis le mois de Mars passé, le DG malien de la boite a instauré un progiciel pour cette opération, lequel n’est pas du tout maîtrisé par le personnel. Aussi, la Direction générale a-t-elle été obligée de recourir à l’intégrateur pour mettre le système à niveau.
Le hic est que le progiciel incriminé a coûté 4 milliards à la boite, sans produire les résultats souhaités. D’énormes erreurs ayant été déplorées lors du paiement des salaires du mois de mars dernier. « Un progiciel a pour principal rôle d’intégrer les principales composantes fonctionnelles de l’entreprise: gestion de production, gestion commerciale, logistique, ressources humaines, comptabilité, contrôle de gestion, entre autres », précisent nos sources. Qui ajoutent qu’à l’aide de ce système unifié, les utilisateurs de différents métiers travaillent dans un environnement applicatif identique qui repose sur une base de données unique. Ce modèle permet d’assurer l’intégrité des données, la non-redondance de l’information, ainsi que la réduction des temps de traitement. Pour être qualifiée de «progiciel de gestion intégrée», une solution logicielle doit couvrir, au moins, deux domaines fonctionnels différents de l’entreprise (par exemple, RH et finance, ou encore finance et achats…). Un PGI peut constituer le socle du système d’information de l’entreprise, s’il couvre la quasi-totalité des processus fonctionnels clés de celle-ci. Un PGI peut être orienté en fonction du métier de l’utilisateur. Véritable cerveau et support organisationnel pivot pour toute l’entreprise, il vise une gestion globale et simplifiée. Pour ce faire, le choix d’un logiciel pertinent, son paramétrage pour le faire correspondre à la spécificité de l’activité de l’entreprise, une intégration dans les services et une appropriation réelle par les utilisateurs sont les facteurs-clés de succès. Il est fréquent que la mise en place et le déploiement d’un tel outil nécessitent un délai (souvent sous-estimé), ainsi que l’assistance d’un prestataire tiers spécialisé, appelé «intégrateur»
Le principe fondateur d’un PGI est de construire des applications informatiques (gestion des commandes, des stocks, de la paie, de la comptabilité, etc.). Les inconvénients du PGI sont
des difficultés d’appropriation par le personnel de l’entreprise, la nécessité d’une maintenance continue, la captivité vis-à-vis de l’éditeur. Le choix d’une solution est souvent structurant pour l’entreprise et un changement de PGI peut être extrêmement lourd à gérer. Ce sont, en fait, ces erreurs que le directeur n’a pas prises en compte, pour plonger les 18 pays membres et la Direction générale dans cette impasse, en ne faisant pas faire des études de faisabilités, surtout techniques, avant d’engager cette boite dans ces difficultés.
Sékou Dianko DIATTA

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