La route vers la refondation est longue

Prochain rendez-vous le 17 novembre à Ouagadougou 

Après la rencontre parisienne d’une partie de nos ministres, un fait est acquis : le DG et le PCA ont vu leurs derniers espoirs de renouvellement de leur mandat s’évanouir et la procédure pour leur remplacement est lancée. 

Une innovation est à noter : la mise en place d’une commission de vérification de la surveillance (CVS) qui sera pour les aspects techniques à l’ASECNA ce que la commission  de vérification des comptes (CVC) est pour les aspects financiers. 

En conséquence de cette innovation, un changement de la composition du conseil d’administration est en réflexion dans la mesure où d’une part les membres de la CVS seront des directeurs de l’aviation civile (qui ne pourront dès lors plus faire partie des administrateurs) et d’autre part les ministres semblent vouloir y mettre « leurs hommes ». 

Il est également question de la poursuite de la phase II de l’audit international, de la révision de la convention de Dakar qui devrait être signée en fin d’année par tous les pays et de la confirmation de la décision de faire des AAMAC l’organe en charge de la révision et de la supervision de la sécurité. 

La prochaine réunion des ministres aura lieu à Ouagadougou le 17 novembre et, à l’heure actuelle, nous devons poursuivre plus que jamais la lutte pour la remontée des informations vers nos hautes autorités, leur sensibilisation concernant l’état réel de notre outil de travail et la nécessité d’une rénovation en profondeur de notre structure.  En effet, lorsque l’on analyse l’orientation prise par les discussions des Ministres,  la gouvernance actuelle de l’ASECNA ne semble pas être actuellement appréhendée dans toutes ses dimensions. Il y a fort à parier que la solution qui consisterait à rétablir la bonne gouvernance par la seule création d’une CVS et/ou le changement des administrateurs ne suffisent pas à remettre l’ASECNA sur les rails. 

Une réflexion plus approfondie doit être menée sur la feuille de route à donner au prochain directeur général ainsi que sur la composition du corps managérial de l’Agence et l’état général de nos ressources humaines.  Par ailleurs, nos autorités doivent s’interroger sur le fonctionnement de l’ASECNA dans sa période de transition entre deux DG. En effet, durant les 14 mois à venir, l’ASECNA sera plus que jamais une institution à la dérive : jusqu’à présent le DG avait un niveau d’absentéisme important et une carence reconnue en matière de prise de décisions et d’orientation de son comité de direction ; maintenant qu’il sait qu’il ne sera pas renouvelé sa motivation à être présent et à s’impliquer sera réduite à néant, avec tous les conséquences que cela comporte en termes de « mismanagement ». 

A un moment donné, il faudra sans aucun doute que tous ces éléments soient abordés et analysés par nos autorités pour qu’ensuite des mesures conservatoires soient envisagées et prises.



Semaine de réflexion sur la refondation de l’ASECNA et la restauration d’une bonne gouvernance

Semaine importante pour notre institution qui est marquée par une réunion à Paris ce mardi d’une partie de nos ministres de tutelle et de leurs experts.

Il faut espérer que les vrais problèmes seront évoqués et que nos instances ne se laisseront pas berner par les beaux discours que ne manquera pas de tenir la délégation du Siège envoyée par le DG dont certains membres, connus pour leur manque total de scrupule, sont capables de dire une chose et de faire son exact contraire.

Globalement, les commentaires suscités par ce blog convergent dans leur grande majorité vers un constat : d’énormes problèmes de GRH qui induisent toute cette mauvaise gouvernance aujourd’hui reconnue par nos autorités (absence de stratégie, mauvaise gestion des investissements, explosion de certains coûts, problème de corruption, projets comme la qualité menés en dépit du bon sens, etc.). Le fonctionnement du Conseil d’Administration est également interpellé  concernant tout à la fois la qualité du PCA lui-même à assurer correctement son rôle et également le sens de responsabilité des administrateurs .

Pour redresser l’ASECNA, des réformes devront forcément être lancées et, au stade de réflexion où en sont nos instances, continuons ensemble,  avec ce blog, de lutter pour la transparence et contre la désinformation : la vérité sur l’état actuel de notre agence doit être dite, les causes profondes de cette situation analysées pour qu’ensuite des actions soient pensées et planifiées afin de mettre en place un gestion digne du XXIème siècle dans un secteur de pointe.

Oeuvrons ensemble pour que la résistance se poursuive et continuez à apporter vos contributions!

 

 

 



Quand l’incompétence d’une poignée d’agents devient un facteur de risque important pour la pérennité d’un organisme multinational

Des textes mal rédigés, des administrateurs signant quasi aveuglément tout ce qu’on leur soumet et voilà ce que l’on obtient : un procès d’un regroupement de retraités sénégalais qui risque de faire des émules et de coûter très cher à l’ASECNA (Cf. article paru dans un quotidien sénégalais).

Des avocats, qui m’ont contactés pour me parler de cette affaire, m’ont listé une série d’incohérences dans les diverses décisions prises par l’Agence depuis 1992 qui montrent à quel point nos textes sont émaillés d’un manque total de rigueur et ouvrent la voie à de nombreuses revendications. 

Ainsi, il appert que, munis de bons avocats, bon nombre de retraités de tous les états membres de l’ASECNA partis avant 2008 ont de très fortes chances d’obtenir des indemnités compensatrices.

Messieurs les Ministres, dans votre réflexion sur la refondation de l’Agence et le rétablissement de la bonne gouvernance, n’omettez pas l’audit de tous les textes en vigueur. Les incompétents qui se sont succédés et démultipliés au fil de temps, plus spécifiquement dans le domaine juridique et des ressources humaines, ont laissé une empreinte très forte notamment dans la rédaction des résolutions soumises tous les 6 mois aux instances et certains textes semblent être de véritables bombes à retardement comme on l’entrevoit avec le cas du Sénégal qui risque fort de faire des émules… 

L’ASECNA TRADUITE DEVANT LE JUGE POUR DES INDEMNITES COMPENSATRICES Les plaignants réclament plus de 10 milliards FCfa 

Article Par Mamadou SECK ,  

Paru dans le quotidien sénégalais L’Observateur,

le Jeudi 24 Sep 2009 

L’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne (Asecna) a maille à partir avec plus de 300 retraités qui ont saisi le tribunal du Travail. Ces derniers réclament à la boîte plus de 10 milliards de FCfa représentant une indemnité compensatrice. Un dossier sur lequel le service communication de l’Asecna refuse de se prononcer. Ils sont au moins 300 retraités à poursuivre leur ancien employeur, l’Asecna, devant le tribunal du Travail. Les plaignants réclament à la boîte plus de 10 milliards de FCfa. Un montant représentant une indemnité compensatrice. Dans la requête introduite devant le tribunal du Travail, Thierno Ousmane Ly et d’autres ex-agents à la retraite soulignent que «l’Asecna avait pris, par le biais de son Conseil d’administration, une résolution n°72 L XX 11-3 du 9 décembre 1992, portant condition de cessation des activités des travailleurs de l’Asecna, qui prévoyait que tous les agents qui iraient à la retraite à 55 ans et originaires d’un des pays membres de l’organisation où le régime de la retraite est à 60 ans bénéficieraient d’une indemnité compensatrice équivalente à 80% du salaire de base mensuel multiplié par le nombre de mois restant à couvrir, jusqu’à 60 ans (soit 60 mois)». Toujours, lit-on dans le document, «par la résolution n°2008 Ca 111-4 du 17-18 décembre 2008, il a été étendu, à titre exceptionnel, l’indemnité compensatrice prévue en 1992 et confirmée par la résolution n°78 LXXV11-9 du 13 décembre 1995 et 2008 Ca 111 du 17-18 décembre 2008, à tous ceux qui partaient à la retraite le 31 décembre 2008». A la lumière de ces deux textes, les ex-agents de l’Asecna qui tardent à rentrer dans leurs fonds ont alors saisi les juridictions sénégalaises pour percevoir leur dû. Surtout que, note-t-on dans le document transmis aux autorités judiciaires, «les travailleurs de l’Asecna en Mauritanie ont toujours bénéficié de l’indemnité réclamée et prévue par la résolution de 1992, ce que confirme, d’ailleurs, une décision rendue par le tribunal du Travail de Nouakchott le 23 mars 2004». Selon Me Cheikh Amadou Diop, avocat des retraités, «l’Asecna a été, dans un premier temps, traduite devant l’inspection du Travail pour la phase de conciliation. Le chargé des Affaires juridiques était venu répondre à la convocation de l’inspecteur. Et, il avait promis de mettre à la disposition de l’inspection des documents qui prouvent le mal fondé des réclamations des retraités. Mais depuis, il ne répond plus aux convocations de l’inspecteur et n’a transmis aucun document. Par conséquent, la phase de conciliation a été close et le dossier transmis au tribunal». Du côté de l’Asecna, le service communication n’a pas voulu se prononcer sur cette affaire. «L’Asecna est une institution structurée. Nous ne pouvons pas communiquer sur certains dossiers a fortiori une affaire qui est entre les mains de la justice. Et, pour dire vrai, nous ne sommes même pas au courant de cette affaire. Le chargé des affaires juridiques est absent, il n’y a que son intérimaire qui est là. Et, il ne sera pas en mesure de vous communiquer», explique le service Communication de l’Asecna.  



Du niveau de nos instances dirigeantes…

Lorsque nos dirigeants ambitionnent de réfléchir à l’horizon 2030 (excusez du peu !)…  Lisez, cela se passe de tout commentaire et c’est plutôt édifiant. 

NB : un grand merci à M.D. (qui se reconnaîtra) pour son info ! 

Message du Directeur des Etudes (A. Fadiga) à l’ensemble du Comité de Direction (CODIR)
Objet : QUELLE ASECNA EN 2030 ?
 

Bonsoir à tous,   J’ai suivi à OUAGA avec un peu de scepticisme la décision de nos plus Hautes Instances Statutaires de créer leur propre comité ad hoc pour réfléchir, à la place des experts et de la Direction Générale, sur une REFONDATION de l’Agence.  Tout au long de la semaine qui vient de s’écouler, j’ai aussi suivi avec beaucoup d’intérêt sur plusieurs chaînes câblées des interviews du Président de la BOAD évoquant, entre autres, le schéma de développement de la Banque pour les 10 années à venir élaboré il y a 2 ans lors de  la célébration des 35 ans de son Institution.  Tout cela m’amène, dans le cadre de la commémoration du 50è anniversaire de l’Agence, à suggérer, très modestement, une réflexion du CODIR  sur l’opportunité de mener en interne, à partir des dysfonctionnements et limitations actuels, une contribution sur notre VISION PROSPECTIVE DE DEVELOPPEMENT DE L’AGENCE POUR LES 10, VOIRE 20 ANNEES A VENIR. En d’autres termes, à quoi devra ressembler l’ASECNA en 2030 dans les domaines ci-après : 

-         plans institutionnel et organisationnel, 

-    l’organisation et la gestion de l’espace suprérieur ASECNA, 

-         localisation géographique des structures de la DG, 

 -         recentrage des missions et sous-traitance de certaines activités commerciales et de haute compétitivité       à des FILIALES existantes ou à créer, 

-         place des nouvelles technologies de l’information et de l’informatique (visioconférence, e-learning, logiciels d’exploitation libres), 

-         renforcement de l’esprit communautaire : mobilité des Représentants et quota minimum d’expatriés par Représentation, 

-         changement de sigle et d’appellation : Agence pour les Services de la Navigation Aérienne, en abrégé ASNA, par exemple, -         etc.. ;  Un tel document, pouvant être préparé par un groupe d’experts choisis judicieusement au sein de toutes les Directions, devra 

 -         recueillir les observations de l’ensemble des cadres dirigeants,

 -         être validé par le CODIR, 

 -         et faire partie des documents et notes de travail du CA et CM de Décembre 2009. 

Si la Direction Générale n’anticipe pas en participant, directement ou indirectement, à cette REFONDATION qui peut cacher des velléités, il est fort à craindre que celle-ci ne débouche malheureusement sur une autre crise institutionnelle, au lieu de réaffirmer la cohésion et la solidarité fraîchement retrouvées. 

Réponse du Contrôle Financier (CF – Mr Coste) à l’ensemble des membres du CODIR

Objet : RE: QUELLE ASECNA EN 2030 ? 

Bonjour M. FADIGA, Bonne initiative qui t’honore et qui ne me surprend pas, venant de ta part. Et, peut-être, bonne intuition de ce qui pourrait advenir de la suite du CM de OUAGA. L’avenir nous dira.  Trois observations spontanées de ma part : 

-        Je ne crois pas que la question de la bonne gouvernance puisse être appréhendée dans les « plans institutionnel et organisationnel ». C’est un thème à rajouter, car il me semble qu’une bonne partie de la mauvaise impression produite par l’ASECNA, tant en interne qu’à l’extérieur, découle d’une gouvernance instable et largement perfectible. Et par bonne gouvernance, il faudrait absolument intégrer la gestion des ressources humaines. 

-        Le choix des experts de la DG sera déterminant, la plupart des experts qui ont été choisis, dans un passé récent, pour représenter la DG dans les divers comités ad hoc me paraissant un peu contestables, plus d’ailleurs dans leurs partis pris que dans leur compétence technique, elle-même. 

-        Ceci étant, je crains que nous finissions, à la longue, par payer la note d’un recrutement, d’une promotion et de comportements plus politiques que gestionnaires. Dans ces conditions, peut-on vraiment espérer avoir une bonne vision prospective du développement de l’Agence, alors même que nous ne sommes pas capables de présenter un PSE convaincant, dans les délais ? Mais ne dit-on pas que même le pire n’est jamais sûr ? …

D’autant que l’Agence me semble rester, malgré tout, un bon outil, pour peu qu’une reprise en mains soit possible. Alors, oui, on pourrait essayer si nous nous sentions capables de dépasser certains blocages. Mais il faudrait, à mon avis, un zeste de liberté, de discipline et de sens de responsabilité. 

Intervention (ou plutôt agression) du Directeur des Ressources Humaines (M. Moussa) au CF avec copie au CODIR

Objet : RE: QUELLE ASECNA EN 2030 ?
Bonjour Monsieur Coste, 

Merci pour les critiques subjectives des experts ASECNA que j’ai eu l’honneur de présider et merci aussi d’attirer notre attention sur la seule direction qui mérite une meilleure gestion (la DRH). Je note en passant que le contrôle financier n’a jamais attrapé un seul voleur dans cette maison.  Pour le reste je suis d’accord avec Monsieur Fadiga. Un CODIR est nécessaire pour deux sujets très importants :  1)       L’audit 2)       La révision de la convention de Dakar Mohamed Moussa  DRHD 

Réponse du CF au DRH avec copie au CODIR et au PCA 

Objet : RE: QUELLE ASECNA EN 2030 ? Bonjour Monsieur MOUSSA, 

  1. Vous avez sûrement noté que je n’ai pas parlé de DRH, mais de GRH ! J’espère que cette nuance ne vous a pas échappé, car elle n’est pas négligeable, par rapport au biais personnel que vous avez cru déceler. Prétendriez-vous que la GRH à l’Agence (et avant même que vous arriviez à la DRH) est très efficace ? 
  2. Si le CFR n’a jamais attrapé de voleur, c’est sûrement parce que ce n’est pas son rôle, d’une part, et surtout parce que d’autres n’ont pas souhaité qu’on les attrape, d’autre part. Pourtant, nous avions montré la direction à suivre. En outre, n’oubliez pas qu’il y a voleur et voleur ! Attraper les petits voleurs, ne suffira pas pour remettre l’Agence sur de bons rails. Je rappelle ce que j’avais dit au cours du dernier CODIR de décembre 2008 : si nous ne sommes pas capables de faire le ménage, d’autres le ferons à notre place. Cela a commencé. Mais je suis sûr que nous pourrons compter sur vous, à l’avenir, pour attraper les gros voleurs.   
  3. Quant aux experts, je crois que vous avez démontré au cours de l’avant-dernière commission budgétaire que vous n’en êtes pas un en contrôle financier ; ce qui est assez rassurant, car je doute qu’on puisse avoir un avis pertinent dans tous les domaines de l’Agence ! 

Le ton de votre message, empreint de cette liberté que je revendiquais ce matin, me laisse penser que nous sommes bien partis pour faire le ménage. Comptez sur moi et je sais pouvoir compter sur vous. Nous ne progresserons pas sans conflits … à la condition d’avoir l’intention de faire progresser les choses. 

C. COSTE 

Réponse du DRH au CF avec copie au CODIR et au PCA
Objet : RE: QUELLE ASECNA EN 2030 ? 

Bonjour Monsieur Coste, 

Je ne souhaite plus recevoir ce type de messages avec vos jugements de valeur et qui nous traite d’irresponsables.  Je crois que l’équipe actuelle fait du très bon travail (résultats financiers positifs, indicateurs de performances techniques en constante amélioration, paix social ect..) Merci, Mohamed Moussa

 Intervention du PCA (J.Courbin) auprès du Directeur Général et des autres membres du  CODIR  Objet : RE: QUELLE ASECNA EN 2030 ?
Importance : Haute
 

Messieurs,  Je ne souhaite pas me mêler de vos querelle intestines mais, vu les critiques et la volonté affichée aujourd’hui par nos dirigeants, lors du dernier Comité des ministres, de « refonder » l’ASECNA, mettre à plat la gouvernance et la gestion de l’agence et autres « promesses » qui pourraient, si on les analyses bien, s’apparenter à des menaces de « coup de balai » général et qui devraient être prises en considération par nous tous, y compris (et surtout) par les cadres dirigeants de l’Agence), il ne vous échappera pas que vos « bisbilles » actuelles, telles qu’elles apparaissent dans ces derniers échanges, ne me semblent pas à la hauteur des enjeux.  Visiblement, l’appréciation positive que, collectivement, nous portons sur le fonctionnement et les performances de l’Agence ne semblent pas (et n’ont pas semblé, le 11 juillet dernier) partagées par l’ensemble de nos ministres.  Il serait temps, selon moi, de retomber sur terre et de remettre sérieusement l’ouvrage sur le métier, si nous ne voulons pas connaître des réveils douloureux et des lendemains difficiles pour l’équipe actuelle dont je me sens certes solidaire, excepté quand j’assiste à ce genre d’escarmouches que le D.G.devrait, à mon avis, faire rapidement cesser.  Sinon, aux décisions brutales qui peuvent nous concerner tous sans trop de préavis, s’ajouterait le ridicule de tels comportements, qui semblent témoigner d’une certaine incapacité à faire la différence entre l’essentiel et l’accessoire et, vu d’ici et dit avec toute la sympathie que j’ai pour chacun d’entre vous, s’apparentent plus à des bagarres de cour de récréation qu’à un véritable débat d’idées destiné à rechercher toutes les améliorations possibles au fonctionnement de notre Agence. Bien cordialement.  J.Courbin 



Mais à quel jeu joue le Directeur Général de l’ASECNA?

Il y a plus d’un mois le Président du Comité des Ministres (PCM) a souhaité adresser un message à tous les travailleurs de l’ASECNA. Visiblement, le Directeur Général et le Président du Conseil d’Administration ont bloqué la diffusion de ce message qui n’a jamais fait l’objet de diffusion officielle – même s’il circule « sous le manteau »….

Ceci conduit à s’interroger sur ces dirigeants de l’ASECNA qui, selon ce qui les arrange, trient les informations, les manipulent voire les bloquent.  Le PCM est tout de même le porte parole de notre plus haute instance dirigeante et nous sommes face à un cas d’insubordination averré.

Ce message qui n’a pas été relayé est la preuve, s’il en fallait une de plus, que l’ASECNA est devenue « la chose » d’un petit clan (DG, PCA et les griots qui tournent autour d’eux) qui n’obéissent plus à aucun patron ce qui est grave  et qui explique toutes les dérives auxquelles on assiste aujourd’hui : n’oublions pas qu’avant tout nous sommes une institution PUBLIQUE et qu’à ce titre ils ont des comptes à rendre.

Faisons tout pour qu’en décembre les Ministres remettent de l’ordre dans tout cela…

Ci-après la retranscription du Message du Ministre Burkinabé des Transport, Président en exercice du Comité des Ministres de Tutelle de l’ASECNA

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MESSAGE AU PERSONNEL

Au terme du récent Comité des Ministres de tutelle et du lancement des festivités du cinquantenaire de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), évènements parrainés personnellement par Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, Président du Faso, Président en exercice des Etats membres de l’ASECNA, il me revient l’insigne honneur d’écrire à tous les travailleurs de l’Agence, toutes catégories confondues, pour exprimer à chacun € mes encouragement pour un climat social de paix et de productivité encore plus louable.  En effet, il ne me parait pas superflu de rappeler que le sens de la responsabilité et l’implication journalière des travailleurs à la bonne marche de l’outil commun, ont compté pour beaucoup dans les cinquante années d’existence de notre agence. Aussi, notre génération ne saurait se permettre de faire autrement que de se surpasser par ces temps d’adversités économiques, de mondialisation et de compétitivité de pointe, pour la consolidation de nos acquis et le progrès  continu. Par ailleurs, chacun de vous se rappelle la fraîche sortie de crise de notre institution et les enjeux en cours, dont notamment : 

·        La crise financière mondiale ;

·        Le renouvellement du protocole d’accord entre l’ASECNA et son personnel ;

·        Les désignations respectives de Président du Conseil d’Administration et de Directeur Général de l’ASECNA.

La résolution honorable de toutes ces questions requiert que nous surmontions les défis du dépassement de soi, de l’abnégation de soi, de l’esprit d’équipe et de la paix sociale, sans distinction de catégorie professionnelle, ni discrimination aucune. C’est pour cette raison que votre Comité des Ministres de Tutelle (CM), pour sa part, se réunira exceptionnellement en décembre 2009 pour arrêter les principes directeurs de bonne gouvernance et d’orientation stratégique d’une agence plus que jamais pérenne. Pour terminer, je réitère aux noms respectifs de mes homologues du CM et du mien propre, à chaque travailleur de l’ASECNA nos encouragements pour la cohésion sociale, la concertation et le travail constructif en toutes circonstances et ce, quelques puissent être les différences de vue intellectuelle. Nous savons d’ores et déjà pouvoir compter sur votre engagement sans faille, au vue de vos actions courageuses du passé, toujours pondérées, et empreintes de sagesse, pour la garantie de l’intérêt supérieur de notre Institution.  ____________________________________________________________________________________________________________



Bon ramadan…

… et RDV fin septembre

Merci à ceux qui m’ont envoyé des infos. Je vérifie actuellement l’authenticité d’un document qui m’a été transmis et peut être le verrez vous en ligne bientôt. En attendant, je vous souhaite un bon ramadan et puisse cette période être l’occasion de faire une introspection sur nos comportements et que Dieu nous apporte la lumière!



Cap sur la mi-décembre 2009!

La résistance continue…

A mesure que les infos transpiraient sur le déroulement de la semaine de réunions statutaires à Ouaga et à la lecture du dernier flash info diffusé à l’issue de la visite à Dakar des autorités française et sénégalaise,  l’aveuglement des autorités face aux beaux discours de la DG et l’autosatisfaction généralisée ont failli vaincre l’esprit de résistance qui a conduit à la création de ce blog.

Depuis lors, plusieurs éléments rassurants sont intervenus pour encourager la démarche :

- l’annonce de la volonté affirmée des Ministres de Tutelle de ne pas renouveler le mandat de ce DG et de son PCA, révélatrice d’une certaine lucidité à leur sujet ;

- l’accent mis par les Ministres sur la sécurité et la gouvernance résonnant comme un écho à l’appel lancé à leur attention avant la tenue de leurs réunions ;

- le sursaut des représentants des travailleurs du Siège qui, réalisant qu’ils avaient été complètement endormis par les discours de nos dirigeants à Abidjan (et plus particulièrement le DRH), en ont appelé à un réveil général et à la résistance ;

- et surtout, un message encourageant émanant d’une haute autorité de l’ASECNA (non publié à la demande de son auteur) appelant à une poursuite du mouvement de résistance impulsé avec l’ouverture de ce blog et demandant d’accorder du temps pour la structuration d’une action de la part des autorités de tutelle.

Dès lors, cap sur la mi-décembre, période à laquelle une réunion extraordinaire des Ministres est prévue. Durant les cinq mois à venir, il importe de rester actifs et d’organiser la résistance.

Deux axes peuvent être priorisés, sans en exclure d’autres :

1) communiquer et diffuser l’information sur l’ASECNA en faisant notamment connaître ce blog à toute personne travaillant de près ou de loin avec l’Agence : l’omerta concernant l’ASECNA doit être rompue et le régime d’impunité mis en place par l’équipe dirigeante doit être dénoncé. La diffusion des faits nous concernant doit contrecarrer ce discours quasi généralisé de la DG à l’égard de l’extérieur (y compris des autorités de tutelles)  qui consiste à dire que tout va bien et que nous sommes les meilleurs.  

2) augmenter la pression sur l’administration et la coopération de toutes les personnes de bonne volonté est sollicitée : ce blog peut servir de relais au déclenchement d’une véritable opération mains propres par la constitution de dossiers sur les malversations qui pourrissent notre cadre de travail. L’idée n’est pas de faire l’apologie de la calomnie ou de la délation mais plutôt de faire la promotion de la dénonciation civique à l’image du mécanisme « d’alerte éthique » français ou de la loi américaine qui impose aux sociétés cotées d’établir des procédures permettant aux employés de signaler des fraudes ou malversations comptables ou financières.

Ces orientations d’actions exigent la mobilisation de toutes les personnes de bonne volonté sans lesquelles ce blog, à lui seul, n’aura qu’un champ d’action bien limité. La coopération du plus grand nombre est donc vivement attendue. Je vous rappelle que l’anonymat sera totalement respecté : tout envoi de fichier pourra être fait sur l’adresse souleymanediop2009@live.fr .

Concernant les commentaires, pour rester fidèle à l’objectif poursuivi, il importe plus que jamais, de rester corrects et professionnels. Jusqu’à présent, la censure a été relativement souple dans le but de donner une image la plus vraie possible de l’atmosphère régnant actuellement à l’ASECNA, mélange de rancœur chez certains et de sentiment d’iniquité chez d’autres, le tout se mêlant dans un grondement général. Après la visite de presque 3000 visiteurs, on peut considérer que le climat de la DG est désormais bien perçu aussi  les propos diffamants et injurieux seront-ils systématiquement filtrés.

La résistance ne doit pas être dévoyée et je crois pouvoir compter sur la compréhension de tous !



Lettre ouverte aux instances de tutelle de l’ASECNA

Pour une instauration de la bonne gouvernance dans une institution à la dérive

La semaine prochaine se dérouleront à Ouaga les réunions statutaires annuelles de l’ASECNA (Conseil d’Administration et Comité des Ministres) et c’est l’occasion d’interpeller nos Autorités sur la situation de profonde déliquescence dans laquelle se trouve notre outil de travail : l’ASECNA est une institution sans aucune autorité et totalement à la dérive. Elle est devenue une cagnotte ouvertement aux services de voyous avec, à sa tête, un DG autiste et totalement absent. 

L’accueil reçu par ce blog conforte ce diagnostic qui, de façon répétée et parcellaire, a été établi par plusieurs organes ou personnes à l’ASECNA : (re)lisez les rapports annuels de la CVC, des auditeurs externes, du contôleur financier ou encore le dernier compte-rendu de réunion de la commission des marchés qui vous sont régulièrement transmis.  Vous verrez que les problèmes de procédures, l’absence de contrôle et de discipline, le manque de rigueur dans la gestion, les dérives des investissements, etc. ont été et sont régulièrement soulignés. 

Même cet actuel DG a, avec son état des lieux établi en début de mandat, dressé un portrait peu glorieux et sans concession de l’ASECNA. Mais, fort de ce constat, qu’a t’il fait ensuite ? rien…  Deux ans plus tard, à la surprise générale (car nous l’avions même oublié), son document a été imprimé à grands frais et largement distribué pour venir empoussiérer nos étagères ! 

Le seul actif de ce DG a finalement été la chasse aux sorcières à laquelle il s’est livré quelques mois après son arrivée et depuis plus rien : il laisse faire toutes les dérives auxquelles on assiste actuellement. Un léger «retard à l’allumage» est pardonnable ; un excès d’inconscience, non, surtout quand il s’assimile à une pulsion suicidaire pour notre entreprise. 

Ainsi, aujourd’hui nous sommes nombreux à éprouver un profond malaise. En parcourant ce blog, vous aussi, vous sentirez le grondement général, la rancœur de certains mais aussi le sentiment d’iniquité qui parcourt, comme une lame de fond, l’ASECNA.  En effet, l’ASECNA au quotidien est une entreprise dans laquelle, avec justesse, des abus sont régulièrement et ouvertement dénoncés et aucune mesure, ni de correction et encore moins de rétorsion, n’est prise. C’est ainsi que les malversations et la malhonnêteté se trouvent encouragées. 

Cette corruption est engendrée tout à la fois par le manque de morale de nos dirigeants et le mauvais fonctionnement de nos institutions et c’est là que vous êtes interpellés!

Nous attendons de vous la promotion de la bonne gouvernance à l’ASECNA.  Gérer les affaires économiques, publiques et privées grâce à des institutions, des mécanismes et des procédures connues, dans l’efficience et l’équité en vue d’un bien-être des individus et de la collectivité. C’est là une définition de la bonne gouvernance et c’est cela que souhaiterions voir promu à l’ASECNA ! 

Comment cela peut il se faire ? Le Conseil d’Administration doit en tout premier lieu cesser d’être une simple boite aux lettres qui se contente de valider tout ce que lui soumet la DG. Les administrateurs doivent conserver à l’esprit que l’ASECNA est leur outil et non pas le contraire. 

Ainsi, le Conseil ne doit plus rester muet après les interpellations qu’ont pu faire régulièrement les organes telles que la CVC, le cabinet chargé de l’audit externe des comptes, le contrôleur financier et même l’audit, pourtant complaisant, demandé par l’Etat du Sénégal et supervisé par l’OACI. L’un des rôles du Conseil est de juger. On attend donc que le Conseil évalue, et corrige les propositions présentées par la DG plutôt que de quasi systématiquement les amender les yeux fermés. Les cadres qui dirigent l’institution doivent être évalués notamment sous l’angle de la qualité des résultats obtenus. Le Conseil doit s’assurer que les orientations, les objectifs et les budgets qu’il a approuvé sont respectés et des comptes doivent être demandés à qui de droit. 

Au stade où nous en sommes, peut être sera t’il nécessaire de procéder à un audit structurel de l’Agence et de ses ressources humaines pour qu’ensuite une réforme en profondeur puisse être engagée. Celui-ci devra être totalement indépendant, seule assurance de sincérité : ne demandez surtout pas à la DG de le gérer de bout en bout à l’instar de ce que vous avez fait pour celui récemment réalisé pour satisfaire la demande du gouvernement sénégalais, vous n’aboutiriez à rien sauf à un vaste gaspillage de fonds. 

L’ASECNA est à un tel stade de déliquescence qu’elle ne trouvera pas de ressort en interne pour réagir et sa bonne santé financière permet de supporter le coût d’une réforme en profondeur et de qualité commandée et supervisée de l’extérieur. 

Le terrible crash aérien qui vient d’avoir lieu dans notre zone nous interpelle et, même si la responsabilité de l’ASECNA n’est pas engagée (ce qui reste toutefois à établir), il doit retentir en nous comme un avertissement pour nous faire réagir. Notre opulence financière permet de continuer à faire semblant et de dissimuler pour l’instant la profonde dégradation de notre outil de travail avec en toile de fond des carences techniques réelles et croissantes mais pour combien de temps encore ? 

Nous espérons que vous saurez saisir l’importance de ce message en lançant au sein de vos réunions une profonde réflexion sur la nécessaire reprise en main de l’ASECNA mais en tout état de cause vous ne pouvez continuer à ne rien dire ni ne rien faire. 



Ilôts de résistance…

Sept jours après l’ouverture de ce blog, plus de 450 visiteurs sont venus et les commentaires vont  globalement tous dans le même sens : merci à vous tous de me rassurer sur le fait que je ne suis pas seul à penser que l’asecna va mal.

Je saisis cette occasion pour publier ce commentaire d’un visiteur qui illustre bien la démarche voulue par ce blog qui aurait tout aussi bien pu s’appeler Ilôt de résistance.

Des faits :
1° ce DG n’a pas la compétence de son poste et son équipe est à son image
2° Le PCA est là pour servir seulement ses propres intérêts financiers et il ne sent pas investi d’une mission comme l’ont pu être ces prédécesseurs mêmes si ils ont été parfois maladroits
3°Les administrateurs ont la même problématique que le PCA : toucher leur perdiem et multiplier les causes qui leur pemettront de récupérer de l’argent de l’ASECNA,
4° Les resssources humaines considérée dans leur majorité sont à l’image de tout ce qui précède c’est à dire médiocre. La conscience professionnelle a quasi disparu et a laissé la place au social et à l’esprit syndical.

Dans ce sombre tableau, il y a toutefois une lueur d’espoir si l’on considère
1° l’ïlot de resistance ouvertement incarné par le controleur financier qui affiche sa résistance avec un objectif déclaré :préserver les fondamentaux de l’établisssement public que nous sommes.
2° d’autres ilots de résistance éparpillés dans toutes les structures (siège comme représentations) qui eux sont plus silencieux du fait de leur lien hiérarchique mais qui essayent de lutter au quotidien.

Maintenant, comment organiser et fédérer ces forces constructives pour espérer pouvoir impulser un changement que nous sommes apparement un certain nombre à attendre?

Ce commentaire résume assez bien l’asecna d’aujourd’hui et toute sa problématique. Maintenant la question de fond est trouvera t’on en nous même le ressort de la réforme?

Ne peut on pas se faire aider par l’extérieur?

Un visiteur suggère que nous allions voir ce qui se fait ailleurs (son exemple est celui de la BAD mais peut être y en a t’il d’autre).

En fait, la résistance doit ne pas céder et la réflexion ne fait que commencer…



Merci au collègue qui m’a envoyé cet article que je publie en raison de l’actualité après juste avoir rajouté un titre

Faites ce que je dis et surtout pas ce que je fais 

Tel est le crédo actuel de ce DG et de son équipe. 

En effet, comment qualifier un DG qui, en Côte d’ivoire, demande instamment aux travailleurs d’être compréhensifs, que le temps est à la crise et que tout le monde doit faire un effort et se serrer la ceinture. En même temps, ce DG continue d’être un pigeon voyageur et de s’accaparer le beurre et l’argent du beurre ne remettant surtout pas en cause cette décision, vue nulle part ailleurs, qui prend en charge à 100% ses frais d’hébergement tout en lui distribuant de généreux per diem. 

Ce DAF n’est pas plus crédible lorsqu’il bloque les billets de congés annuels de nos familles sous prétexte d’économie alors qu’il ne renoncerait surtout en rien à une ballade au Bourget et à ses voyages en classe affaire à l’heure où partout dans le monde une des premières mesures prises par les grandes sociétés a été de suspendre ce type de frais de confort. 

Que dire encore de ce DRH qui cherche à couper plusieurs milliards dans la masse salariale alors qu’il fait profiter à sa proche famille de coûteuses rotations à l’autre bout du monde ou encore qu’il envoie une proche amie, au CV très contestable, en formation en Europe tous frais payés pendant plus de deux ans. 

Tout le monde sait, s’en indigne et le fait savoir et le corps dirigeant continue comme si de rien n’était. 

Une telle attitude méprisable s’illustre bien par les centaines de millions qui viennent d’être dépensés pour que nos dirigeants aillent se promener en France moins de 10 jours après nous avoir dépeint un tableau absolument catastrophiste de l’ASECNA. 

Combien de temps encore cela va t’il durer ? 

 



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