Dernier semestre d’un règne désastreux : et la gangrène continue…

Acte posé en juillet 2010 aux Comores lors d’un huis clos des membres du Conseil d’Administration : 

En décembre 2007, sous les conseils avisés de certains hauts cadres de l’ASECNA, un seuil important a été franchi dans le détournement de bien public : décision a été prise par le Conseil d’Administration de prendre en charge désormais en frais réel l’hébergement des directeurs en mission tout en leur conservant les indemnités de missions qui, à l’occasion, furent même augmentées de façon conséquente. Vous ne trouverez nulle part ailleurs, une telle décision ; partout les règles de bonne gestion veulent que c’est l’un OU l’autre système qui est en oeuvre et non pas les deux à la fois (l’un n’ayant plus aucune justification administrative lorsque l’autre est appliqué et vice versa).

Ce pillage des deniers de l’ASECNA satisfaisant totalement nos dirigeants (PCA, Administrateurs, DG et Directeurs), la suite logique de cet événement de 2007 fut que ces actes se multiplient pour satisfaire la boulimie ambiante.

Ainsi, en juillet dernier, les administrateurs ont augmenté d’un cran le niveau de gabegie en décidant d’augmenter les indemnités sans aucune justification. Vous trouverez toutes les informations dans le tableau joint Dernier semestre d'un règne désastreux : et la gangrène continue... dans chroniques pdf Missions asecna (merci à celui qui me l’a transmis!). Il faut quand même souligner que ces administrateurs, que l’on peut qualifier de voyous,ne sont pas très courageux car ils se sont cachés en huis clos pour prendre cette scandaleuse décision alors même qu’elle devait être ensuite largement diffusée pour mise en application.

Quelle belle image que celle donnée par ce Conseil d’Administration!

Une mention spéciale doit être accordée à ce PCA qui, jusqu’au bout, n’aura pas tenu une seule fois le rôle de leader qui lui est traditionnellement dévolu mais a servi ce conseil comme une vulgaire boite enregistreuse. Avis au prochain PCA… 

Acte posé en septembre 2010 à Douala par le DG, son Agent comptable et le Président de la Commission de Vérification des Comptes : 

Adjudication d’un marché très lucratif  d’inventaire au cabinet de l’un des membres d’un organe du Conseil d’Administration. Objectif : acheter son silence et permettre à l’Agent Comptable d’obtenir le quitus sur ses comptes 2009.

Depuis quelques années, les audits se sont multipliés qui dénoncent les dérives de gestion, la mauvaise qualité des comptes et autres travers importants du management de l’ASECNA. En juillet dernier, la nouvelle Commission de Vérification des Comptes était montée d’un cran en étant extrêmement réservée sur les comptes qu’elle était amenée à examiner. Le premier travail effectué pouvait être salué car très porteur en termes de pistes d’amélioration à apporter.

Hélas, toute cette critique qui initialement paraissait constructive a été tue.

Nos dirigeants, par inconscience ou facilité, ont préféré acheter le silence de la CVC entrant ainsi dans un très mauvais engrenage pour les finances de l’ASECNA car, non seulement, tous les ans, il va falloir acheter le silence de la CVC. Mais pire encore, les espoirs d’améliorations internes sont avortées.

L’ASECNA est une maison qui va bien mal et tous les espoirs (bien que très maigres) se tournent désormais vers le futur duo PCA/DG.



Une première série de propositions / certains de nos collègues ne manquent pas d’idées, merci à eux….

REAJUSTER LE MANAGEMENT DE l’ASECNA 

Pour être réellement performante et relever les défis à venir, la direction de l’entreprise l’ASECNA devra agir sur trois leviers fondamentaux : la culture, la structure, le Personnel.

Il lui faudra ainsi :

 Changer la culture,  c’est-à-dire  les comportements, l’état d’esprit des top managers et autres agents, ceci par l’intégration de nouvelles valeurs : la stimulation de la performance à tous les échelons de l’entreprise et la reconnaissance de la contribution de chacun. Le préalable serait d’enlever les mauvaises herbes,  certains blocages culturels  de l’environnement ASECNA, à la base de plusieurs dysfonctionnements, en l’occurrence : 

-          la politique du (gros) ventre et la culture de l’impunité qui explique que l’ASECNA est trop souvent considérée comme une structure à la richesse inépuisable, à laquelle on ne s’identifie pas et dont on cherche à tirer le maximum d’avantages, de profit et d’argent. Les sanctions découlant des infractions à la réglementation et des malversations financières sont parfois inversement proportionnelles à la gravité des délits ; 

-          l’art de contourner les normes, principes et règles souvent perçu comme facteur de pouvoir et de considération. Ceux, capables de fouler allègrement du pied les  règles et procédures aussi complexes soient-elles, sont craints et respectés ; 

-          l’exploitation du droit d’aînesse et la réalité du « grand frérisme » qui veut que le plus âgé soit le plus compétent. Or, on observe que le plus compétent pour occuper un poste de responsabilité n’est pas forcément le plus âgé. Mais, il est souvent donné de constater que le cadre dynamique et compétent est écarté au profit des « anciens » ; 

-          le conformisme et ses obstacles qui font que toutes les formules sont bonnes pour empêcher ou décourager  ceux qui veulent s’impliquer, susciter des améliorations ou des changements. Ils sont perçus à tort comme faisant preuve d’ambition déplacée (des petits agités qui se calmeront tôt ou tard) ; 

-          le mythe du chef qui explique que tout asecnien est de fait un sujet de sa majesté. Les chefs, grands pourvoyeur de largesses, octroient à tout – va à leurs protégés, promotions, missions, formations, bonbons… Par ailleurs, exprimer ouvertement ses idées au chef est souvent perçu comme un non respect de l’autorité. A l’ASECNA, le mythe du chef entraîne de fait des blocages en matière de communication verticale. Les collaborateurs chargés de mettre en œuvre les décisions n’expriment que rarement leur point de vue ; 

-          les effets pernicieux de l’esprit communautaire fondés sur des  considérations claniques. Les agents assurent la protection de leurs « parents » bien souvent en infraction des dispositions prévues par les textes. La force des liens de solidarité amène à se servir de l’ASECNA comme un  lieu générateur d’œuvres sociales. 

Changer la structure en l’allégeant, et rendre l’organigramme plus opérationnel en supprimant certains paliers  (services ou départements). L’organigramme actuel de l’ASECNA étant trop fragmenté, le processus de prise de décisions ainsi que l’efficacité dans la mise en œuvre de procédures  et de plans stratégiques s’en trouvent affectés. Par ailleurs, la multiplicité des niveaux hiérarchiques encourage la lutte dissimulée pour le pouvoir dans la mesure où chaque responsable cherche soit à préserver sa position hiérarchique soit à destabiliser celle de son supérieur. 

Changer le mode de gestion du Personnel et considérer qu’une gestion efficiente de l’entreprise ne saurait être un humanisme. Pour cela : 

-          appliquer des principes de gestion du Personnel s’inspirant de la Loi de Pareto ; à savoir que 20 % des effectifs permettraient d’atteindre 80% des objectifs. Pour ce faire, instaurer un système d’évaluation des emplois et performances et « rationaliser » les effectifs à long terme ; 

-          mettre les postes de chefferie en vacance ; recourir à l’expertise de cabinets spécialisés et faire correspondre les profils de compétences aux exigences des emplois considérés sans que la « géopolitique » ne soit un facteur limitant,  

-          valoriser le capital humain  et promouvoir aux postes de management opérationnel et stratégique  des agents  jeunes et compétents, capables d’insuffler une nouvelle dynamique et de traduire les visions stratégiques du Directeur Général en réalisations concrètes. Les « doyens » (qui le plus souvent ont modifié leur âge) aux paupières lourdes après 14 heures, gagneraient à occuper des positions moins sensibles de chargés de mission,  à rejoindre le staff des experts des DGAC, de l’OACI, de l’IATA ou à partir à la retraite, 

-          reconsidérer le système de promotion actuellement en cours, dont les dispositifs aberrants permettent à des Bac – 3  de souche de passer (faux) cadres de Conception avec le minimum d’efforts, de moyens  et de temps. 



Oeuvrons pour que l’année 2011 rime avec réveil…

Dans moins de 3 mois nous aurons un nouveau corps managérial avec l’arrivée tout à la fois d’un nouveau DG et d’un nouveau PCA.

L’incidence des fortes carences managériales des DG et PCA actuels fut telle que tous les espoirs et les craintes peuvent être permis avec l’arrivée de la nouvelle équipe.

Toutefois, comme l’ASECNA n’a plus rien à perdre, nous devons rester optimistes et accorder tout le crédit de réussite aux futurs occupants du 5ème étage.

Aussi, après plusieurs mois de silence, je voudrais réouvrir cette  tribune qu’est le blog de l’ASECNA pour apporter des contributions  qui permettront à nos nouveaux dirigeants d’affiner leur stratégie visant, selon les termes employés aux Comores en juillet dernier, à un « renouveau de l’ASECNA » et un « nouvel envol ».

Je remercie donc tous les collègues de bonnes volontés d’apporter massivement toute idée, diagnostic ou contribution qui pourrait alimenter la politique à mettre en oeuvre à compter du 1er janvier 2011.



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