Bonne année 2010 à tous et souhaitons que l’ASECNA sorte du marasme dans lequel elle semble s’enliser inexorablement…

Cap sur le prochain Comité des Ministres exceptionnel prévu le 11 janvier 2010

La résistance et la vigilance ne doivent pas se relâcher. La dernière réunion du Conseil d’Administration a montré qu’à force de sensibilisation et de résistance dans l’ombre, les administrateurs étaient en mesure de réagir positivement et de bloquer les manoeuvres grossières des dirigeants voyous de l’ASECNA visant à dépouiller notre bien commun.

Félicitons donc la Commission des marchés d’avoir rejeté tous les dossiers à centaine de millions voire à milliards, très mal montés, que l’on essayait de leur faire valider et qui, à un an du départ de ce DG, visait uniquement à l’enrichissement d’un petit groupe de personnes.

Dans une moindre mesure, on peut également féliciter la Commission Budgétaire qui, pour la première fois,a pointé du doigt les problèmes graves de ressources humaines de l’Agence et a évoqué l’idée d’un « plan social », même si ce terme qui fait peur a par la suite été remplacé par une terminologie plus insipide.

Forts de ces avancées, il est bien dommage que le Conseil d’Administration qui a eu lieu après la tenue de ces deux commissions ait pris une tournure aussi inconsistante donnant ainsi raison aux Ministres qui, en novembre à Ouagadougou, ont globalement reproché au Conseil sa stérilité et son incompétence.

Il nous revient que ce DG et son équipe, forts de cette apathie du Conseil d’Administration, spéculent sur la possibilité d’obtenir une prolongation de mandat pour trois ans au prétexte d’avancer sur le fameux PSE 2009/13 qu’ils ont mis plusieurs années à élaborer et dont la première année d’exécution a été brillante de médiocrité : montants qui ne cessent de changer, planification totalement hasardeuse,etc.

Une telle dérogation aux statuts, si elle était accordée, serait  une véritable gratification de l’incompétence et de l’escroquerie. Les dossiers présentés à la dernière commission des marchés ont en effet eu le mérite de mettre définitivement au grand jour la corruption et l’effronterie de l’équipe dirigeante actuelle. Il n’y a plus aucun doute concernant l’immoralité de ces individus qui dirigent l’Asecna. Sous d’autres auspices, ces seuls faits auraient suffit à mettre définitivement hors circuit tous ces malfaiteurs qui, pour un motif aussi grave que le détournement de biens sociaux seraient envoyés en prison.

Aujourd’hui, seules la lucidité et la fermeté des Ministres peuvent bloquer ce DG et son équipe dans leurs excès. L’avenir de l’ASECNA est désormais totalement entre leurs mains et il faut espérer qu’ils continuent d’avoir comme souci premier de redresser la gestion de notre agence et de promouvoir la bonne gouvernance. Ces deux axes, pour être atteint, passent sans aucun doute par un changement complet de l’équipe managériale, par une réforme des règles de fonctionnement du Conseil d’Administration et par un plan social.

Messieurs les Ministres, à vous de démontrer que vous êtes des hommes de conviction et de décisions!



Plébiscitée par 10 000 visiteurs en 6 mois d’existence, la résistance incarnée par ce blog se poursuit…

La mobilisation doit rester plus forte que jamais! 

Après 6 mois de sensibilisation à la situation spécifique dans laquelle se trouve notre Agence à la veille de ses 50 ans ( une bonne santé financière concomitante avec de très sérieux problèmes de gouvernance), le cap symbolique des 10.000 visiteurs vient d’être franchi aussi pouvons nous accorder un satifecit à ce blog et à tous ceux qui l’ont soutenu.

Toutefois, l’heure n’est pas à une autosatisfaction béate, la vigilance et la pression doivent demeurer plus actives que jamais.

En effet, si nous sommes arrivés à rompre l’omerta qui régnait sur cette Agence qu’un petit groupe d’êtres sans morale s’est accaparé à des fins personnels et que nous avons gagné la bataille de la communication, la guerre n’est pas gagnée en matière de rétablissement de la bonne gouvernance et de réformes que cela induit.

L’ASECNA est aujourd’hui une structure qui part complètement à vau-l’eau. Plus aucune orthodoxie n’est respectée dans aucun domaine, l’état des ressources humaines est très altéré et la bonne gouvernance passera en interne par une révision complète de l’organisation et de la gestion des ressources humaines y relative.

Plus généralement, la notion de service publique et son esprit doivent être restaurés sous tous leurs aspects.

Ce chantier est gigantesque et il est compliqué par l’existence de pressions politiques non nulles favorables à une explosion pure et simple de notre outil de travail que les attitudes du PCA et du DG ont exacerbé.

Ces deux acteurs ont, à cet égard, un passif très lourd car en n’ayant pas su tenir leur rôle, ils ont contribué à la forte dégradation de l’outil ASECNA et ont prêté le flan à des attaques qui se sont déplacées vers le bien fondé même de notre instrument communautaire.

Dans un contexte économique difficile de ses pays membres, les finances de l’ASECNA aiguisent des appétits et tous les prétextes sont bons pour essayer d’en accaparer une partie.

Heureusement pour elle, l’ASECNA, dans sa conception telle qu’initialement pensée, jouit d’une reconnaissance internationale et est un modèle de coopération envié. Pour contrer les forces négatives, il faut donc capitaliser cet atout et se donner les moyens de restaurer ce modèle tel qu’initialement pensé et le faire positivement évoluer.

A la veille de l’ouverture du Conseil d’Administration, la tâche est donc immense et, en présence de toutes ces forces antagonistes, il convient de ne pas relâcher la pression et de poursuivre activement cette juste cause en faveur de l’avènement d’une bonne gouvernance à l’ASECNA.

Nous restons donc mobilisés autour de ce crédo et, à cet égard, nous interpellons les administrateurs sur une question cruciale :

Dans le contexte actuel, si vous laissez ce DG terminer son mandat, pensez-vous qu’il soit sérieux et prudent de ne prévoir aucune mesure conservatoire en matière de décisions et de gestion?

Lors de ce Conseil d’Administration qui va s’ouvrir ce mercredi 09 décembre 2009, il est de votre devoir et de votre responsabilité de ne pas éluder cette question fondamentale.



Semaine de réunion du Conseil d’Administration et de ses organes

Messieurs les Administrateurs, à vous de montrer que vous pouvez être courageux comme les Ministres ont, depuis juillet 2009, montré qu’ils étaient exigeants !

La semaine de réunions qui va commencer ce lundi 07 décembre constitue, à n’en point douter, l’ultime chance pour les administrateurs de montrer à leurs plus hautes instances de tutelle qu’ils sont capables de tenir leur rôle.

Leurs réactions et leurs décisions sont particulièrement attendues notamment dans deux domaines : les marchés et les dossiers en matière de gestion des ressources humaines.

Concernant les marchés, cette année 2009 a été marquée par un soudain dynamisme visant à accélérer les appels d’offre. Ainsi, le montant total de marchés présentés aux Commissions des marchés qui se sont succédées au fil de l’année 2009 est sans commune mesure avec la capacité réelle de l’ASECNA à exécuter ses investissements. Cette évolution brutale est troublante et elle conduit à s’interroger sur ses motivations profondes surtout lorsqu’elle est mise en perspective avec la fin du mandat du DG.

Notre perplexité est encore plus attirée lorsqu’il apparait que, concernant des marchés de plusieurs milliards, des « fantaisies » sont prises par rapport au code de l’ASECNA en matière de marchés (la RMTN) et qu’elles se font en violation avec toute la transparence que l’on est en droit d’exiger en matière de marchés publics. C’est encore plus troublant lorsque les largesses prises par rapport aux textes bénéficient à des offres 60% plus chers.

Un fournisseur a récemment eu le courage d’interpeller l’ASECNA à ce sujet et il doit être salué : la dénonciation de la mal gouvernance n’est pas seulement le fait de groupuscules internes à l’Agence ou de ministres malintentionnés, comme certains aimeraient à le faire croire, mais elle vient également de l’extérieur confortant ainsi le bien fondé du propos.

Le second domaine important où des réactions sont attendues de la part des administrateurs est celui des ressources humaines. Parmi les projets présentés dans ce domaine, leur vigilance est plus particulièrement appelée concernant celui des départs anticipés aux termes très coûteux pour l’ASECNA : les agents qui manifestent le souhait de quitter l’ASECNA seraient gratifiés de 5 ans de salaires. 

Après avoir fait reculer l’âge de la retraite de 55 à 60 ans, le DRH cherche à avancer l’âge des départs anticipés. Ainsi, tous ces directeurs, qui craignent pour la continuité de leurs états de service en cette fin de mandat du DG, sont en train de se préparer une porte de sortie royale. Ils n’ont pas assez profité outrageusement de l’ASECNA, ils veulent jusqu’au bout « s’enrichir sur le dos de la bête » et, seul le rempart des administrateurs, peut arrêter leurs excès.

Plus fondamentalement, au delà de ces deux dossiers, le Conseil d’Administration mériterait de suspendre tous les points à l’ordre du jour pour tenir une réunion de crise. En effet, les Administrateurs peuvent-ils aujourd’hui continuer à se réunir comme si de rien n’était ?

La question se pose avec acuité après l’interpellation des Ministres en juillet à Ouagadougou, suivie le mois dernier par le constat d’insatisfaction qu’un groupe restreint de Ministres a très vivement manifesté puis très récemment avec l’officialisation du mécontentement des Ministres par la voix du Ministre de Tutelle du Sénégal qui a annulé les festivités du 50ème anniversaire qui étaient prévues avec faste dans la ville qui a vu naître l’ASECNA.

Pour conclure, je reprendrai une fois encore ces propos déjà cités et empruntés à un post paru sur ce blog. Il faut que les Administrateurs se rappellent que nous attendons d’eux le courage de prendre des décisions difficiles, en particulier celle, cruciale, de contredire et d’éventuellement changer un patron déficient avec lequel ils auront tissé, au long des séances du conseil, des liens humains qui facilitent toutes les lâchetés.
Gérer une entreprise est une aventure à risque. Ce n’est pas seulement une gestion qui coule comme un long fleuve tranquille. Compétence, disponibilité, affectio societatis et courage, voilà les qualités indispensables  que nous attendons d’eux

Cette semaine de réunion est, à n’en point douter, une semaine cruciale pour l’ASECNA où les actes que poseront les Administrateurs seront essentiels pour la suite qui sera donnée par les Ministres.



BREAKING NEWS – C’est fini la fête !

ou Comment l’un des représentants de nos plus hautes autorités de tutelle stoppe nette la stratégie de la Direction Générale qui consiste à continuer allégrement la gabégie et à refuser tout changement dans son comportement.

Depuis plusieurs jours, tout a été dit concernant le refus du Ministre de Tutelle du Sénégal de fêter avec grands bruits et comme si de rien n’était (et c’est là où le bât blesse…) les 50 ans de l’ASECNA dans la ville qui l’a vu naître.

Aujourd’hui, il est très intéressant de livrer à toute la communauté des lecteurs de ce blog, les raisons officielles afin de permettre à chacun de se faire sa propre opinion.

En effet, après la censure par la Direction Générale et le PCA du communiqué du Président du Comité des Ministres en juillet dernier, l’écart entre les raisons de l’annulation des festivités telles que rapportées par les hauts cadres de la DG et les motifs évoqués par le Ministre de Tutelle tendent à conforter l’existence d’une réelle omerta au sein de la DG dénoncée au fil de ces articles.

Heureusement, les ministres veillent et il apparaît qu’on ne laissera plus très longtemps la DG faire ce qu’elle veut avec les deniers publics.

                                          Article paru dans le quotidien sénégalais L’OBS.

 Dakar, le mardi 1er décembre 2009

POUR NON RESPECT DES ENGAGEMENTS PRIS PAR L’ASECNA Karim Wade demande l’annulation de la célébration de ses cinquante ans à Saint-Louis

Des festivités marquant la célébration des cinquante ans de l’Asecna sont prévues à Saint Louis du Sénégal à partir du 12 décembre. Mais Karim Wade a adressé la semaine dernière une lettre au comité des ministres des transports aériens des pays membres de l’Asecna, à son Pca et à son Dg, pour demander d’annuler les festivités. Car l’Asecna n’a pas respecté ses engagements vis-à-vis du Sénégal et de ses autres membres.    

1959-2009. Cela fera cinquante ans que l’Asecna a été mise en place. Et pour marquer l’évènement, l’Asecna veut organiser des festivités dans les 18 états membres de l’agence. L’Agence veut ainsi organiser des grandes manifestations à Saint-Louis du Sénégal, où l’agence a été créée. Mais on va tout droit vers l’annulation des festivités marquant les 50 ans de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) prévues le 12 décembre prochain au Sénégal. Pour cause, M. Karim Wade l’a demandé au comité des ministres, au président du conseil d’administration et au Directeur général de l’Asecna. C’est à travers une lettre que le ministre d’Etat chargé de la Coopération internationale, de l’aménagement du territoire, des transports aériens et des infrastructures, a fait la proposition. Pour le fils du président, l’heure n’est pas aux festivités. Car, l’Asecna n’a respecté aucun des engagements qu’il avait pris lors de la dernière rencontre de Ouagadougou. Des engagements qui devaient améliorer les services de l’Asecna et que les ministres devaient ratifier lors de leur rencontre au Sénégal.  

Des proches collaborateurs du ministre ont confirmé l’existence de la lettre de Karim Wade. Non sans expliquer les motivations de cette proposition. En soutenant que lors de la dernière rencontre des ministres des états membres de l’Asecna, le ministre sénégalais avait soutenu que le Sénégal a réitéré son appartenance à l’Asecna, mais qu’il continue de réclamer à l’Asecna plus de visibilité et de lisibilité dans la gestion de l’Agence. Et il avait proposé un audit international, et la mise en place d’un comité ad hoc composé d’experts issus de sept Etats membres de l’Asecna. Ce, pour confectionner les nouveaux textes de base de l’Asecna, qui devaient inclure la nouvelle convention de Dakar révisée et bien d’autres nouvelles conventions. Les travaux de ce comité ne sont non seulement pas terminés, malgré les différentes rencontres que le comité a eues en octobre et novembre, mais l’audit international n’est toujours pas à l’ordre du jour. 

                                                                                                                                                                        Par Latir MANE



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